Les enfants dans la rue sont d’abord enfant avant tout.

Radjabu Djuma accompagne les enfants dans la rue à travers d’un projet de ADECOP/Goma.

1)Pourriez-vous décrire le premier moment où vous avez réalisé que vous vouliez faire le travail de consolidation de la paix?

Je réponds au nom de Djuma Radjabu, je suis un jeune activiste de la paix membre du département d’assistance sociale au sein de l’organisation Action des jeunes pour le Développement Communautaire et la Paix-ADECOP. Mon combat pour la paix est inspiré par le réveil des jeunes pour le changement dans mon pays la République Démocratique du Congo. Jadis, les jeunes ne pouvaient pas s’exprimer. Mais cela change chaque jour et je me suis dis que je ne devrais pas rester inactif, c’est ainsi que j’ai intégré ADECOP..

 

2) Pourrais tu nous conduire sur comment tu passes une journée de votre travail? Où mets-tu le plus de temps et d’énergie?

Mes journées de travail avec les jeunes venus de la rue que j’encadre commencent par une petite réunion dans laquelle nous nous subdivisions les tâches. Mes échanges avec ces jeunes se font toujours autour d’un petit repas que nous préparons ensemble.

Je suis encore au stade de connaissance avec mes frères et je concentre mon attention sur la connaissance de leurs histoires. Ces jeunes ont passés assez de temps sans se faire entendre et ce moment d’échange inspire tellement mon message de  non-violence, d’espoir pour eux et ensemble nou sommes encore entrain d’étudier ce que nous allons entreprendre ensemble.

 

3) Comment ton organisation promeut-elle la participation inclusive des jeunes issus de divers milieux?

Notre organisation ADECOP encourage les jeunes et les minorités sociales vulnérables à prendre une part active à l’édification de fondations pour une paix durable à l’Est de la RDC. Dans notre département, nous mettons une attention particulière sur les jeunes marginalisés et pour s’y faire, nous ciblons certains leaders et acteurs communautaires afin d’atteindre les jeunes de toutes les couches sociales. Par exemple, les vendeurs de rue, les petits commerçants. Ces acteurs occupent une position particulière pour atteindre les jeunes de leur quartiers du fait qu’ils ont gagné leur confiance et constituent leur soutien social permanent ils les aident à survivre.

 

4) Quel a été ton combat le plus dur jusqu’ici, et comment t’es-tu passé?

Je suis tellement connu dans ma communauté que je me suis ouvert aux personnes de toutes les classes sociales, riches et pauvres. Ce qui fait que me rapprocher des enfants et jeunes de la rue n’a pas été tellement difficile pour moi même si convaincre ces jeunes de me suivre a été un grand processus et jusqu’à présent c’est encore un grand défi à relever car nombreux n’y croient pas encore. J’utilise une grande persuasion et j’ai développé une grande relation avec eux étant donné que nous demeurons ensemble.

 

5) Quel est le plus grand défi auquel tu es actuellement confronté?

Le plus grand défi auquel je fais face jusqu’à aujourd’hui c’est le manque de moyen et de soutien de mon projet. Notre organisation n’a pas de bailleur de fond et comme tous les autres membres de mon organisation, chacun travail pour financer par ses propres moyens les activités de son département et cela fait que je me fais de nombreux sacrifice pour le bien de ces jeunes.

 

Un autre grand défi, c’est le travail avec des jeunes qui ont manqué d’affection familiale et qui ont été rejeté par toute la société. Ces jeunes ont manqué de confiance en eux même et en d’autres membres de la communauté et de fois je me sens pas capable d’accomplir quelque de consistant pour ces jeunes et les revoir revenir dans la rue, c’est la plus grande peur de ma lutte.

 

6)Quelle a été ta plus grande surprise dans ton parcours d’activisme jusqu’à présent?

Ma plus grande surprise c’est de voir que je deviens de plus en plus productif en soutenant ces jeunes. Après ma participation au programme de mentorat offert par notre Directeur Exécutif, j’ai été amené à évaluer un besoin dans ma communauté et y proposer une action concrète et cela m’a conduit dans cette aventure avec les jeunes, je sais pas comment je parviens à faire de petits gestes, c’est pas facile mais ce qui m’étonne ce que je ne suis pas prêt à abandonner cette lutte qui est devenue pour moi un devoir moral. Je me sens de plus en plus motivé d’aller loin.

 

7) Qu’est-ce qui te maintient et t’inspire dans votre travail? Qu’est-ce qui te donne de l’espoir?

Ce qui me maintient dans mon activisme jusqu’à présent c’est de voir ces jeunes que nous pouvons croire sans espoir avoir un rêve pour le vie. Je suis toujours étonné de leur réponse quand je leur demande s’ils pensent finir toute leur vie dans la rue. Nombreux me disent qu’ils n’ont pas le choix. Ils veulent tous faire quelque chose avec leur vie et être utile pour la société mais par manque de soutien ils n’ont aucune alternative pour la vie. Et je me dis que je devrais être ce canal par lequel ces jeunes sont réinsérer au sein de la communauté.

 

8) Si tu pouvais remonter le temps, quel conseil donnerais-tu à l’enfant en toi?

Si je devais redevenir un enfant je devrais premièrement garder cet esprit d’ouverture qui anime l’enfance c’est une paix intérieure. Mia beaucoup  je respecterai mes devoir d’enfant et respecter mes parents aussi aller à l’école sans me faire supplier vu qu’il y a des jeunes qui manquent cette chance d’étudier et d’avoir une famille autour d’eux.

 

9) Quels mots d’encouragement donnerais tu aux femmes, aux enfants, aux minorités et à d’autres groupes démunis lorsqu’ils sont confrontés au rejet à cause de la norme culturelle dominante?

 

Mon mot d’encouragement est qu’ils ne seront jamais seul dans la lutte pour leurs droits et leur intégrité humaine. Nous sommes nombreux à s’engager dans cette lutte et nous avons besoin s‘unir ensemble nos efforts pour aller de l’avant.

10) Pour les personnes qui veulent poursuivre cette conversation avec toi, comment peuvent elles te joindre ?

Je suis joignable sur  radjabudjuma015@gmail.com